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  • Photo du rédacteurNoelia Ceballos

Fin de la saison d'hiver 2024 : l'actualité hôtelière à retenir

La saison hivernale touche à sa fin alors que de beaux mois se profilent pour les professionnels de l’hôtellerie.

Nous vous souhaitons d’avoir un printemps très actif en guise d’échauffement pour cet été 2024.

Pour vous y préparer au mieux, voici une sélection des infos à retenir et des tendances à suivre.


L’actu qui vous touche vous, hôteliers


  •  Une saison hivernale très satisfaisante

La saison d’hiver qui se termine donne le ton pour 2024. Les Français ont été nombreux à partir en vacances.


Les chiffres annoncés ce 19 mars par la ministre du Tourisme reflètent un secteur dynamique et qui s’adapte aux habitudes de voyage en mutation : « On part plus souvent, on part moins longtemps, on part moins loin », a rappellé la ministre en conférence de presse.


1 Français sur 3 est parti en vacances cet hiver, parmi lesquels 63% ont opté pour des séjours de courte durée. Le budget alloué à ces vacances a été supérieur à celui de l’an passé pour 50% de ces voyageurs.


La montagne reste la destination préférée des touristes hivernaux et affiche un taux d’occupation de 83% (+3,5% par rapport à 2023). Les principales gagnantes étant les massifs les plus élevés.





Un beau printemps en vue


65% des Français ont l’intention de faire un séjour avant le mois de juin. Les week-ends prolongés et les ponts d’avril et mai affichent déjà des taux d’occupation en augmentation par rapport à l’an passé.


Une avant-saison qui bénéficiera en plus de visites internationales à la hausse (+6% de visites aériennes pour les six prochains mois). Avec une augmentation remarquable de la clientèle chinoise : +900% d’arrivées aériennes prévues par rapport à 2023, selon Le Journal de l’Hôtellerie


  •  Le Guide Michelin 2024 : 

La Bible de la haute gastronomie a dévoilé sa sélection 2024 le 18 mars dernier. Une édition marquée par son coup de projecteur sur la jeunesse.


Un tiers des établissements récompensés par le Guide ont moins d’un an d’ouverture. Et la moitié des chefs représentés ont moins de 40 ans.


Loin d'être une démarche volontaire, assure Gwendal Poullenec, directeur international des guides Michelin, il s’agirait plutôt du reflet d’un réel dynamisme venant des nouvelles générations de chefs.


« C’est un mouvement d’ensemble qui prend de l’ampleur partout sur le territoire. Il y a ce courage entrepreneurial et une ambition dans ces tables vu le niveau de qualité offert. », affirme-t-il dans cet interview pour le Journal de l’Hôtellerie.


Beaucoup de ces projets portés par des jeunes chefs sont en région. Avec des exemples comme Le Chamarlenc (Puy-en-Velay)  qui inaugure sa première étoile avec à la tête un jeune couple de 25 et 26 ans.


Fabien Ferré, 35 ans, est bien sûr l’un des noms à retenir de ce palmarès. Le successeur de Christophe Bacquié, qui a repris La Table du Castellet, décroche le graal : les 3 étoiles d’un coup.


La preuve que la relève était plus qu’à la hauteur. Selon le directeur du Guide, ce chef « a montré sa force créatrice, l’excellence de sa maîtrise culinaire et la fameuse régularité dont nos inspecteurs s’assurent pour faire nos recommandations ».


  •  Taylor Swift en France : l’arrivée très attendue pour les hôteliers

C’est le phénomène qui dépasse de loin le simple terrain musical. Elle fait partie de ces stars dont l’arrivée dans un pays suscite jusqu’à l’intérêt d’économistes, universitaires et personnalités politiques. Sa non-venue a d’ailleurs été à l’origine d’un épisode de tensions géopolitiques en Asie du Sud-est.


Avec sa tournée planétaire « The Eras Tour », la chanteuse américaine Taylor Swift génère des milliards de dollars de bénéfices et attire des foules de fans venus de tous horizons. Et prévoit de se produire en France en mai et juin : 6 dates sont prévues à Paris, puis à Lyon, toutes complètes depuis des semaines.


Sans surprise, les prix des hôtels augmentent dans les villes de passage de la star. Le prix de la nuit à Lyon coûte 54% plus cher aux dates de concert. Cet effet est nettement moins important à Paris (+5%). Mais d’autres capitales européennes affichent des hausses bien plus spectaculaires : +154% à Varsovie et +119% à Stockholm.


Le directeur du Sofitel Lyon Bellecour confirme la vague de réservations qui sont tombées dès l’annonce des dates lyonnaises il y a un an : « C’est incroyable la capacité qu'ont ces artistes à générer un engouement tel et avoir un flux de fans. Je ne suis même pas sûr que tous ceux qui viennent à Lyon ont forcément une place pour le concert… ».


Paolo V, CC BY 2.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/2.0>, via Wikimedia Commons



Parlons peu… parlons recrutement.


  • Recruter des seniors en hôtellerie : les bonnes raisons de faire le pas.

Vous faites face à des problèmes pour recruter, que ce soit en hébergement ou restauration. Les CV se font rares et parmi ceux qui arrivent il y a ceux des candidats dits « senior ».


Certes, vous voudriez trouver un talent prêt à s’engager avec vous sur la durée. Mais pourquoi se détourner d’un CV plus riche en expériences ?





À l’heure où la pénurie de personnel devient un problème structurel du secteur, les établissements se tournant vers les profils proches de la retraite sont de plus en plus nombreux. Le Groupe Barrière est même allé jusqu’à lancer une campagne de recrutement de jeunes retraités.


Voici donc ce que vous gagnez à recruter un senior pour votre équipe : 


  • Le gain de temps  : un candidat avec toute une carrière derrière lui sera moins long à former.  Au-delà de ses connaissances et savoir-faire, il s’appuie sur un bagage professionnel précieux : capacité à gérer des situations complexes, connaissance des codes et de la clientèle…

  • Un savoir-être qui n’est plus à faire : c’est LE point qui revient le plus souvent chez les employeurs ayant recruté des seniors en hôtellerie. « Ils ne font peut-être pas autant d'heures que les jeunes mais ils ont un professionnalisme, une expérience de relation avec la clientèle que les jeunes n'ont pas forcément », souligne une gérante d’hôtel bretonne dans cet article.

  • Des candidats motivés et moins volatiles : contrairement aux saisonniers ou étudiants que vous n’arrivez pas à fidéliser, le senior qui se présente à vous a plus de chances de vouloir s’engager dans la durée. Une sérénité qui n’a pas de prix pour le recruteur.

  • Transmission des savoirs : En fin de carrière, c’est l’opportunité de former les plus jeunes qui peut motiver les senior. Si vous rencontrez des difficultés pour faire intégrer les codes à la nouvelle génération, offrez-leur la chance de collaborer avec ces profils hautement expérimentés. Au quotidien, les plus vétérans montreront l’exemple et leur livreront les clés pour atteindre l’excellence de service.


En coulisses ! L’art de faire vivre un hôtel de luxe.


  • Les offres touristiques « sans enfants » : une tendance qui s’installe


Le sujet est de ceux qui divisent. Si vous êtes parent, soit vous sautez au plafond, soit une partie de vous peut le comprendre… 


Les offres « no kids » se développent dans le secteur touristique. Restaurants, hôtels, avions… les exemples prolifèrent et font beaucoup parler.


Image par civilhetes de Pixabay

Alors, exclure les bambins de ces espaces pour garantir une expérience libre de bruits et dérangements? Xavier Castillan, délégué national des Maîtres restaurateurs, assume sa position dans le Journal de l’Hôtellerie : « Je préfère investir dans un spa plutôt que dans un toboggan. Les enfants ne dépensent pas. » 


Et il ajoute : « Les étoilés redoutent cette clientèle en culotte courte qui peut compromettre l’expérience de visiteurs qui payent cher ».


Le voyagiste TUI en a fait une opportunité en proposant des destinations « adult only ». Ses clients peuvent cibler les hôtels exclusivement pour adultes ou proposant des zones réservées aux plus de 16, 17 ou 18 ans.


Ce choix est cependant à faire avec précaution. D’un point de vue légal a priori, pas de risque, comme le précise un avocat dans l’article : « Aucun cas d’action juridique contre un hôtelier ou un restaurateur qui aurait refusé des enfants n’existe à ce jour. Ce serait aller contre la liberté du commerce. » 


Mais du point de vue de l’image, veillez à communiquer de manière délicate sur une telle décision.



  • Si vous prévoyiez de faire de la livraison de repas pendant les JO, voici ce que vous devez savoir.

À 4 mois du début des Jeux Olympiques de Paris, vous vous demandez toujours si vous pourrez être livré normalement par vos fournisseurs. Ou tout simplement si la livraison de repas à domicile sera possible dans certaines zones de la capitale.


Voici quelques unes des indications apportées par des responsables de la préfecture de police et de la Métropole du Grand Paris, à retrouver en intégralité dans cet article : 


  • Les accès aux zones bleues et rouges (consultez la carte des zones de restriction) sont respectivement réglementées et interdites à la circulation motorisée. Cette restriction s’applique entre 2h30 avant le début de la première épreuve et jusqu’à 1 heure après la fin de la dernière session.

  • Des dérogations seront données aux livreurs pour accéder à ces zones dès le début des épreuves et jusqu’à 30 minutes avant la fin.

  • On encourage les livraisons à se faire la nuit, pendant la désactivation des périmètres de sécurité. Attention tout de même à vérifier l’arrêté municipal concerné, car certains interdisent les livraisons nocturnes.

  • Un système de disque numérique sera disponible sur la plateforme JOptimiz. Il permettra de trouver facilement les aires de livraison les plus proches de son point de livraison.


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Si cet article vous a permis de faire le plein de nouvelles idées pour booster votre hôtel ainsi que vos recrutements, n’hésitez pas à le partager autour de vous et dites-nous les sujets que vous aimeriez voir abordés dans les prochains numéros.


L’équipe de Denis Bournerias recrutement vous souhaite de belles fêtes de Pâques !

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